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Foire aux questions

 

La Foire aux questions a pour objectif de vous informer au sujet des interrogations les plus fréquentes.

Bien sûr, les questions individuelles et particulières peuvent nous être formulées directement si vous n'avez pas trouvé ici de quoi être mieux renseigné.
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En cliquant sur les questions, apparaîtront à chaque reprise les différentes réponses correspondantes.

 

Je veux devenir comportementaliste et j'aimerais savoir si le diplôme est reconnu ? 

 

Les stages d'initiation font-ils de moi un comportementaliste ?

 

Tout ou partie du coût de la formation ou du stage peut-il être pris en charge ?

 

Qui peut devenir comportementaliste ?

 

Devenir comportementaliste ?

 

Qu'est-ce que le droit individuel à la formation ?

 

Dossier pratique d'aides au financement de votre formation

 

 

Je veux devenir comportementaliste et j'aimerais savoir si le diplôme est reconnu ? 

 

Cette profession, même si elle est apparue il y a presque vingt ans en France, ne possède actuellement aucune formation qui mène à un diplôme, car aucun programme de formation n'a été homologué jusqu'à présent.

D'autre part, cette activité ne peut raisonnablement pas s'exercer sans avoir étayer son approche sur base d'éléments scientifiques ni affiner sa pratique au moyen de connaissances précises.

Nous délivrons donc aux étudiants ayant suivi la formation de comportementaliste et ayant effectué un travail individuel (mémoire) évalué en fin de parcours, un certificat de formation.

Ce certificat correspond au programme complet, apportant les connaissances ainsi que les éléments capacitant qui permettent d'exercer professionnellement l'activité, avec tout ce que cet exercice suggère de spécifique.
 

 

Les stages d'initiation font-ils de moi un comportementaliste ?

 

Non, la relation d'aide ne se menant pas de façon approximative, il serait abusif et trompeur de s'auto-proclamer comportementaliste sans avoir reçu une formation professionnelle complète.

Il est entendu qu'un stage d'initiation est proposé comme une découverte menant à une meilleure compréhension de la relation Homme/Animal, pour les particuliers d'une part et pour les professionnels, d'autre part.

 

 

Tout ou partie du coût de la formation ou du stage peut-il être pris en charge ?

Les professionnels indépendants ont droit, aux conditions de leur caisse professionnelle, à la formation professionnelle continue.

Pour exercer leur droit à la formation, les travailleurs indépendants et les membres des professions libérales et non salariées doivent s’adresser à l’organisme collecteur de leur contribution. Ce dernier fixe les priorités, les critères et les conditions de prise en charge des demandes présentées par les non-salariés. Il peut s’agir notamment de la prise en charge des frais de fonctionnement des stages, des frais de transport et d’hébergement

 

Qui peut devenir comportementaliste ?

 

Quel que soit l'âge, le niveau d'étude ou le passé professionnel des personnes, chacun, s'il s'en sent la motivation réelle, peut avoir envie de devenir comportementaliste.

Mais un tel métier d'aide ne peut s'exercer sans un sens évident de la médiation, de la psychologie et du conseil.

Il est principalement demandé à chacun(e) d'avoir un sens certain de l'observation et de la communication (savoir s'exprimer et se faire comprendre facilement). Une bonne capacité d'écoute et d'analyse est essentielle.

Des notions en psychologie, en éthologie, en médiation ou même en parentage (!) sont de très bons atouts. Toute expérience professionnelle dans laquelle on a été amené(e) à mener des entretiens individuels sera précieuse.
 

 

Devenir comportementaliste ?

 

Si vous avez envie de vous former pour exercer ce métier, il est utile que vous ayez conscience des difficultés/désillusions/réalités de cette pratique : il est effectivement indispensable d’aimer les chiens, mais ce n’est pas le seul critère. Vous devez aimer aussi les humains car c’est avec eux que vous allez travailler. C’est à eux que vous expliquerez comment les chiens pensent et se comportent, c’est avec eux que vous réfléchirez à la manière dont il faudrait procéder pour arranger ce qui ne va pas avec leur chien. Vous apprendrez les mœurs canines au cours de votre formation et de votre expérience, et vous saurez ainsi repérer pourquoi ils développent certains comportements en réponse à un environnement auquel ils n’arrivent pas à s’adapter. Il faudra alors expliquer de manière compréhensible ce qui se passe, sans pour autant mettre mal à l’aise des propriétaires en leur faisant croire qu’ils n’avaient rien compris ! le respect pour eux est tout aussi important que le respect pour leur chien.

 

Le chien est au centre de votre métier mais vous n’agissez pas sur lui, c’est le rôle de l’éducateur ou du vétérinaire. Vous expliquez, détaillez, écoutez, guidez ceux qui ne savent plus comment s’y prendre, mais vous n’agissez pas à leur place.

 

Côté formation

Le métier de comportementaliste commence à se faire connaître, et de nombreuses écoles voient le jour. Malheureusement certaines ne sont pas très sérieuses. Pour choisir la vôtre, prenez le temps d’examiner le contenu des cours, puis s’il vous parait sérieux, renseignez-vous sur les formateurs. Tout se sait dans le milieu du chien finalement pas si étendu qu’on le croit. En posant quelques questions, vous apprendrez en quoi chaque formateur s’est distingué, et estimerez si cela vous convient ou non.

 

Coté finances

A l’heure actuelle aucun comportementaliste ne vit de cette seule activité. Nous tentons tous de compléter nos revenus par des activités complémentaires. Si vous êtes attirés par l’appât du gain, il vaut mieux choisir une autre voie. Tant que le métier de comportementaliste ne sera pas reconnu à part entière par les Ministères de l’Agriculture ou de l’Economie, il nous sera difficile de communiquer et de nous faire connaître.

 

Côté reconnaissance officielle

Je suis convaincue que le comportementaliste a une vraie place dans notre société, mais qu'il va falloir encore un peu de temps à certains esprits pour l'accepter. Plusieurs professions ajoutent l’adjectif « comportementaliste » après leur dénomination de base (éducateur, vétérinaire), alors que nous ne faisons pas le même métier. Le comportementaliste a étudié le chien mais aussi la psychologie humaine, il est vraiment le spécialiste des relations entre l’Homme et le Chien. Le vétérinaire est le spécialiste de la santé des animaux et l’éducateur de leur éducation. Je l’ai déjà dit, mais je le répète : on ne peut ni dresser ni soigner à comprendre.

Vers quel professionnel auriez-vous adressé ce jeune couple propriétaire d’Arthur le teckel ? N’ayant pas d’enfant (et c’est une grande souffrance pour eux), ils ont pour leur chien tous les comportements que les parents humains ont pour leurs bébés. Mais Arthur est un chien, pas un humain. Ne trouvant pas d’équilibre dans le mode de vie qu’on lui propose, il développe peu à peu de l’angoisse à force de chercher sa place sans la trouver.

Faut-il les envoyer chez un éducateur qui apprendra au chien à revenir quand on l’appelle et s’asseoir quand on lui demande ?

Faut-il les adresser au vétérinaire qui prescrira des anxiolytiques à l’animal sans se préoccuper de ses maîtres ?

 

Quand donc va-t-on enfin se préoccuper d’eux ? quand va-t-on écouter leur souffrance et leur expliquer avec compassion et respect, qu’Arthur ne va pas bien parce qu’ils lui donnent tant d’amour, mais un amour qui ne lui sert à rien ?

 

C’est le travail du comportementaliste.

Ainsi, si vous voulez vous lancer dans ce métier, prenez pleinement conscience de cet état de fait : le comportementaliste ne travaille pas le chien, il communique avec les humains.

 

Côté concurrence avec les collègues

La concurrence entre collègues est comme dans n’importe quelle profession, parfois difficile. Nous ne sommes pas tous du même avis, nous ne travaillons pas toujours de la même manière, nous n’appliquons pas les mêmes tarifs et ne proposons pas les mêmes conseils. Et alors ? A partir du moment où l’on ne se moque pas des gens, où l’on ne se fait pas passer pour autre chose que ce que l’on est, où l’on se respecte, où l’on accepte le dialogue, je trouve cette diversité souhaitable, et bénéfique.

 

Des études sont-elles indispensables ?

Si vous avez un bagage scolaire de psychologie humaine ou d’éthologie, c’est une bonne base mais elle ne suffira pas à faire de vous un bon comportementaliste. Une expérience de la vie est souhaitable. Ainsi, même si vous n’avez aucun diplôme mais que votre passé professionnel vous permet d’être sensible à la cause canine sans écarter le propriétaire, vous pouvez fort bien prétendre à une formation pour devenir comportementaliste, au même titre qu’une personne qui dispose d’un Bac + 5 en éthologie.

Comme dans toute relation d’aide, il est utile d’avoir une certaine maturité, une écoute attentive et respectueuse des autres. Il faut s’intéresser sincèrement aux gens, car on ne fait pas illusion longtemps si l’on n’est pas sincère.